Archive: avril, 2008

La libéralisation du marché des jeux, une affaire à suivre…

Mercredi, le 2 avril 2008, le Sénat des Pays-Bas a rejeté une proposition de loi qui ouvrait le marché des jeux d’argent au jeu en ligne. La proposition, approuvée en 2006 par l’Assemblée donnait vert à Holland casino à proposer des jeux sur internet. Holland Casino compte 14 établissements aux Pays-Bas et détient le monopole public dans le domaine des jeux d’argent.

Quelles que soient les intentions à la base du rejet, la décision ne décourage pas les joueurs en ligne, mais encourage implicitement les concurrents européens qui sont libres à recevoir les Néerlandais dans leurs clubs de joueurs.Cette décision vient juste après l’ultimatum lancé par la Commission Européenne à l’adresse non seulement des Pays-bas, mais également de la Grèce. La Commission a récemment menacé avec l’action en instance les deux pays qu’elle accuse d’avoir restreint la concurrence sur leur marchés nationaux de jeux d’argent. L’accusation contre la Grèce porte sur les barrières posées dans la voie des affaires comprenant les jeux d’argent et de la publicité sur le marché. Les Pays-Bas, sont, quant à eux, coupables d’imposer des mesures restrictives discriminatoires à l’égard des joueurs étrangers.

“Si les Etats de l’Union ont l’intention d’interdire les jeux d’argent, ça ne me dérange pas, mais ils n’ont pas le droit de discriminer les compagnes étrangères légalement autorisées sur leurs marchés nationaux”, a déclaré Charlie McCreevy, le commissaire européen chargé du fonctionnement du marché intérieur. De pus, il a a jouté qu’il envisageait des démarches contre 10 des 27 Etats membres de l’Union Européenne, qui bloquent l’accès des sociétés étrangères sur leurs marchés natioanux des jeux d’argent. Outre les Pays-Bas et la Grèce, les autres pays qui risquent des procès devant la Cour Européene de Justice sont la Danémarque, l’Hongrie et la Finlande.

La décision de la Commission fait le malheur des uns et le bonheur des autres. John Whittaker, le directeur de Stanleybet International, s’est montré enchanté par une telle décision, qu’il a qualifiée comme un coup donné à ceux qui ne veulent pas respecter les règles du jeu.

Se voyant dans la ligne de mire de la Commission, les pays visés ont apporté un fort argument. Les restrictions seraient censées combattre la dépendance des jeux d’argent parmi les citoyens. L’argument a été repoussé par la CE et par l’Association Européenne des Jeux et des Paris. La Commission leur a renvoyé la balle, montrant que  le jeu compulsif peut être enlevé par des mesures concrètes, telles l’interdiction de la publicité agressive liée très souvent à l’introduction des jeux nouveaux.